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Publié : 4 février 2010

Les références du film Persepolis

- Le générique propose un décor qui s’inspire des miniatures persanes (architecture, jardin, mer, montagne, fleurs…)

- Expressionnisme  : Marjane Satrapi rejoint l’esthétisme de l’expressionnisme, s’amusant dès lors à baptiser son œuvre Persépolis, un clin d’œil à Métropolis (Fritz Lang, 1927).

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Le Cabinet du Docteur Caligari de Robert Wiene

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ou Nosfetaru de Murnau pour le travail sur l’ombre

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La scène où Marji découvre horrifiée une main qui dépasse des décombres de l’immeuble voisin est une citation au Cri de Munch (1893)

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Persépolis se caractérise, comme les films expressionnistes, par l’emploi d’un système plastique très précis, par l’exacerbation des formes, de manière moins torturée que chez les Allemands mais cependant très forte. L’auteur emprunte à l’expressionnisme allemand les décors aux perspectives faussées, le travail des ombres, l’usage des ouvertures et fermeture à l’iris.

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- Mise en abime :
A l’intérieur de Persépolis, Marji regarde une serie TV (l’inspecteur Derrick) et Marji et sa grand-mère vont voir au cinéma Godzilla. Godzilla est le monstre fabriqué par Tomoyuki au sortir de la 2e guerre mondiale, né de la peur des essais nucléaires. Les plans de destruction de Tokyo dans Godzilla rappellent ceux de Téhéran.

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- Le tombeau des lucioles. Il y a dans Persépolis une volonté de montrer les choses dans leur dureté que l’on peut rapprocher en partie de celle de Takahata. Dans une des scènes dramatiques, Marjane reconnaît la main de son amie dans des décombres, grâce à son bracelet, mais les réalisateurs ne s’appesantissent pas sur cette image tandis que dans Le Tombeau des lucioles (1988) Takahata nous force à voir les horreurs de la guerre, ses effets les plus pénibles.

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