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Publié : 12 mai 2010

Le langage filmique

- Pas d’effets d’angles (sauf dans la fuite de Moreau par les toits)
- Couleurs du temps, saturées, sans lumière où peu de couleurs percent dans le vert de gris ambiant (à l’exception du rouge à lèvre de la mère). Faire du noir et blanc en couleur, à mi-chemin entre le film documentaire d’époque et une fiction écrite au présent. Le passé et le présent sont imbriqués

Rares mouvements d’appareils
- Panoramique de 90° qui accompagne un mouvement de corps de Julien qui a pour effet de mettre en relation des personnages ou des événements étrangers l’un à l’autre : les miliciens ont fait irruption dans la cour, le surveillant et le père Michel emmènent Jean sous le regard de Julien ; ils disparaissent par une porte reculée du bâtiment laissant Julien seul.

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La caméra reste sur lui qui amorce une rotation ; la caméra pivote pour suivre son mouvement et accompagner Julien qui découvre et s’avance vers Joseph. Ce mouvement de caméra est assimilable à un mouvement de pensée de Julien.
- Double mouvement d’appareil dans la scène du dortoir qui précède l’arrestation de Jean. Dans l’obscurité, la caméra s’avance en traveling lentement. Les barres des lits passent peu à peu hors champ. Les deux amis sont de dos. Jean tient la lampe pour éclairer Julien qui lit les 1001 nuits. Ce travelling est enchainé avec un autre, perpendiculaire. Lentement, on s’approche par une sorte d’effraction dans l’intimité. A nouveau les barres de lit s’effacent.

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Ce mouvement de caméra exprime le point de vue du réalisateur. Elle constitue l’ultime évolution des sentiments amicaux entre les deux garçons (ce qui rendra la scène de l’arrestation plus douloureuse).